Avantages du système RFID en bibliothèques

12 Avr

RFID

La RFID (Radio Frequency Identification ou identification par radio fréquence) est une méthode pour mémoriser et récupérer des données à distance en utilisant des marqueurs  appelés « radio-étiquettes ». C’est une technologie qui peut être utilisée pour identifier des objets (code-barre), des animaux (obligatoire dans certains pays) et même des humains (carte d’identité). (Wikipédia).

En bibliothèque, la puce RFID va devenir la « carte d’identité » du document : elle va permettre de stocker les informations bibliographiques (titre, auteur, cote, etc.), sa localisation et son statut (empruntable ou non). En outre, elle assure sa sécurité anti-vol.

La puce RFID a pour principal avantage de fluidifier la circulation des publics et des documents. Elle accélère les procédures de prêt, de retour et d’inventaire : le fait qu’elle puisse lire plusieurs étiquettes simultanément réduit le temps d’attente. Elle facilite la mise en place d’automates de prêt et de retour et de système de tri automatique.

En installant des automates de prêt et de retour, la RFID comporte également de nombreux avantages pour le public :
– elle assure la confidentialité des emprunts ;
– elle permet de mieux organiser la circulation des publics et des documents ;
– elle privilégie l’autonomie des publics, introduisant la philosophie du self-service.

Pour le personnel, la RFID permet de réduire les tâches répétitives liées aux opérations de prêt et de retour, de réduire les opérations de tri si la RFID est couplée à un système de retour et de tri automatique,de raccourcir le temps passé au traitement des documents au profit du temps passé avec le public. Cette technologie apporte également de nombreuses aides lors des opérations de récolement, sélections bibliographiques, désherbage, etc.

RFID bibliothèque

« Bibliomat – la technologie RFID entre dans la bibliothèque ».  © Deister-Electronic RFID solution


Source :  Pouillias, Marie-Thérèse, « RFID et bibliothèques ». BBF, 2005, n° 5, p. 56-60 [en ligne]. Disponible ici. (Consulté le 12 Avril 2013)

Les bibliothèques du futur

12 Avr

L’automatisation du prêt est une réelle avancée, surtout parce que les bibliothèques n’ont guère évolué pendant longtemps et donnaient une image poussiéreuse. Mais cette technologie n’est sûrement qu’un début des évolutions que vont entreprendre les bibliothèques, et il ne serait pas étonnant de voir à l’accueil et dans les rayons des bibliothèques, des hologrammes humanoïdes nous guider, et des robots nous accompagner dans les rayons, et même nous montrer où se trouvent les documents que l’on cherche.

Le prêt automatisé permet déjà aux bibliothécaires de se délester d’une partie de leur travail et donc d’effectuer d’autres tâches tout aussi importantes. Cependant, comme il en a déjà été question auparavant, les robots pourront-ils remplacer entièrement le travail des bibliothécaires ? Il s’agit d’une question primordiale, puisque le travail des bibliothécaires est important et il semble difficile de le remplacer entièrement par des robots. Et ne serait-il pas plus intéressant que les bibliothécaires et les robots travaillent en complémentarité, afin de faciliter le travail des bibliothécaires, sans pour autant que les robots prennent le pas sur ces derniers ?

Nous ne pouvons faire que des suppositions, mais peut être que le Labo de la BnF est qu’un précurseur de ce qui se fera dans les bibliothèques dans quelques années : écrans tactiles, presse numérique, etc., dans le but de tester les modes de transmission du savoir dans le futur. La présence d’un robot nommé « Kompaï » est utile pour aider le public à se repérer. Il est enfin également possible de visiter le Labo en réalité augmentée sur le site de la BnF.

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Photo du Labo de la BnF : on pourrait croire à un Apple Store tant le design est futuriste. 



Source : « Le Labo » : la bibliothèque du futur ouverte au public. Le site officiel de la France. [En ligne]. Disponible ici. (Consulté le 11 avril 2013)

Les robots multi-services

9 Avr

Les robots multi-services, eux aussi, pourraient avoir leur utilité. Le modèle FURo en est un exemple. Doté de deux écrans, (dont un tactile), ce robot permet l’accueil et l’accompagnement des visiteurs, grâce notamment à sa compréhension de plus de 30 langues. Ceci est un atout non négligeable, puisqu’ aucune personne ne peut parler autant de langues, et cela pourrait être très utile dans des bibliothèques où la population est très diverse (c’est le cas notamment à la BnF, qui accueille des enseignants-chercheurs et des étudiants du monde entier).

Vidéo de présentation du robot FURo, permettant entre-autre d’accueillir, guider et orienter le public, d’effectuer et régler un paiement en carte bancaire, etc.

Source : Furo : le robot multi-services intelligent de Future Robot. Odm Technologies. [En ligne] Disponible ici. (Consulté le 09 avril 2013)

Les hologrammes humanoïdes

9 Avr

Des hologrammes humanoïdes sont déjà utilisés dans les aéroports de Manchester et Luton-Londres. Ils donnent moins l’impression d’interagir avec un robot puisqu’il s’agit de vrais employés filmés dont les images sont ensuite projetées sur une silhouette en plexiglas. Cela pourrait donc avoir son utilité dans certaines bibliothèques, comme notamment la bibliothèque d’Amsterdam, qui est très grande (sur dix étages) et qui offre de nombreux services divers et variés (consultation et prêt de livres, 600 ordinateurs en accès libre, salle de théâtre, restaurant, etc.), où le public pourrait avoir du mal à se repérer, mais également dans de nombreuses autres bibliothèques (la Bibliothèque Nationale de France, les bibliothèques universitaires, etc.).

Exemple de Holly, hologramme humanoïde à l’aéroport de Luton-Londres. Il s’agit de la projection sur une plaque de plexiglas d’une employée de l’aéroport. © Luton Airport

 

Source : Après les robots d’accueil, les hologrammes humanoïdes. Futura Sciences. 3 février 2011. [en ligne] Disponible ici. (Consulté le 09 Avril 2013)

Vers une évolution durable des bibliothèques ?

6 Avr

La technologie a énormément évolué en quelques décennies, et on peut constater que les progrès sont considérables. En effet, la technologie n’a de cesse de se perfectionner et on peut être étonné chaque jour des évolutions observées.

Les “services numériques culturels innovants” font partie d’un vaste projet lancé par Frédéric Mitterand en 2011, alors ministre de la culture, avec la volonté, entre autres, de proposer des robots de service dans les musées (mais pas uniquement !). L’automatisation du prêt dans certaines bibliothèques en est le reflet, puisqu’il s’agit d’un service relativement nouveau et qui peut encore surprendre, bien que ce service tende à se généraliser.

En revanche, certaines autres technologies utilisées, à savoir les hologrammes humanoïdes ou les robots multi-services pour l’accueil des utilisateurs dans les musées, aéroports, etc, pourraient avoir leur utilité dans les bibliothèques.

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Source : Appel à projets 2012 « Services numériques culturels innovants » : 60 projets pour développer de nouveaux usages numériques culturels… Ministère de la Culture et de la Communication. 29 mars 2012. [en ligne]. Disponible ici. (Consulté le 07 avril 2013).

 

Robot FURo au salon lyonnais de la robotique Innorobo, 2013.

L’automatisation du prêt : une réelle avancée ?

4 Avr

A l’aube d’une civilisation qui ne peut se passer de son smartphone et s’énerve si un moteur de recherche met plus d’1 seconde pour afficher des résultats, les bibliothèques et leur personnel ne se posent-elles pas en havre de paix ?

On souhaite toujours aller plus vite et depuis quelques temps, il s’est imposé à tous que les bibliothèques devaient évoluer si elles ne voulaient pas arrêter d’exister. Nous sommes passés du meuble de rangement avec les petites fiches de papier aux ordinateurs, de la bibliothèque standard à la médiathèque de pointe, voire même aux Idea Stores, tout cela dans le but d’être toujours plus à l’écoute des lecteurs et à leur service. L’automatisation du prêt devrait permettre une plus grande disponibilité du personnel, un gain de temps (plus de file d’attente) et une disponibilité du fonds 24h/24, 7j/7.

Mais la tendance qui veut qu’au lieu de nous rapprocher, les nouvelles technologies créeraient un fossé entre les gens, tendraient à se frayer un chemin dans nos bibliothèques. Car ce dispositif rendrait peut être plus accessibles les employés mais on peut supposer que les effectifs seront réduits. Et sommes-nous prêts à sacrifier un sourire et de bons conseils contre un gain de temps ?

p.11(les prêts)

Banque de prêt de la bibliothèque de Sciences Po.

Source : Bornes automatiques, puces RFID, livres numériques… Bienvenue dans la bibliothèque du XXIe siècle !. Le blog de la phonothèque. 28 Mars 2010 [en ligne]. Disponible ici. (Consulté le 04 Avril 2013)

Le RFID s’invite à la bibliothèque de Rennes Métropole

3 Avr




Le réseau des bibliothèques de Rennes est en pleine modernisation de ses bibliothèques. En effet, après avoir équipé la bibliothèque de Rennes Métropole (vidéo ci-dessus), la ville a pour objectif d’installer le système RFID dans les neufs bibliothèques qui n’en disposent pas encore d’ici 2014. Ainsi, les bibliothèques fermeront à tour de rôle afin de pouvoir proposer, après travaux, un système de prêt automatique de documents au public et un « carrousel » de retour (qui permet également le tri automatisé des documents retournés).


Source : Fermeture des bibliothèques de Rennes. Le site de Rennes, Ville et Métropole. 06 Mars 2013 [en ligne]. Disponible ici. (Consulté le 03 Avril 2013)

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